Rechercher dans ce blog

samedi 12 janvier 2013

Robert Antelme, l'espèce humaine et Semprun, l'écriture ou la vie à l'oral; L'humanité ne se définit pas selon des races. Les questions probables de l'oral sur la littérature d'Antelme et de Semprun




  • Robert Antelme, L'espèce humaine, 1947
  • Oral préparé de 38 questions avec réponses en commentaire
  • Extrait :
  • « À nous-mêmes ce que nous avions à dire commençait alors à nous paraître inimaginable», écrit Robert Antelme pour montrer la difficulté de parler au retour de la déportation. Et pourtant, L’Espèce humaine tente de mettre en mots une tentative bien réelle de la déshumanisation. ...... « Les SS ne sont que des hommes comme nous» [...] nous sommes obligés de dire qu'il n'y a qu'une espèce humaine.
  • L'oral se présente ainsi :
  • 38 questions avec réponses en commentaire. Les questions suivent les axes de l'étude proposée, elles se présentent ainsi :
Plan de l'étude :
  • I- Le Choc des contrastes : la condition humaine au camp : 10 questions
  • A) La nature : 3 questions
  • B) L'homme : 7 questions
  • II-Le "rêve du SS": diviser : 11 questions
  • A) La division : 7 questions
  • B) L'horreur euphémisée : 4 questions
  • III-L'espèce humaine d'après Antelme : 6 questions
  • A)La démonstration de l'absurde : 3 questions
  • B)L'humanité qui anéantit le mal : 3 questions
  • Conclusioin : 2 questions
  • Ouverture
Lire la suite

Pour aller plus loin : réussir l'oral
  • L'écriture ou la vie,
  • Chapitre 55
  • Semprun
  • Le corrigé fait deux pages word police 12, il comprend, une introduction, un développement en deux parties avec plusieurs paragraphes, une transition, une conclusion et une ouverture.
  • Lecture du texte :
  • L’écriture ou la vie
  • Chapitre 5, Jorge Semprun
  • _ Tu tombes bien, de toute façon, me dit Yves, maintenant que j’ai rejoint le groupe des futurs rapatriés. Nous étions en train de nous demander comment il faudra raconter pour qu’on nous comprenne.
  • Je hoche la tête, c’est une bonne question: une des bonnes questions;
  • _Ce n’est pas le problème, s’écrie un autre, aussitôt; Le vrai problème n’est pas de raconter, qu’elles qu’en soient les difficultés. C’est d’écouter… Voudra-t’-on écouter nos histoires, même si elles sont bien racontées?
  • Je ne suis donc pas le seul à me poser cette question. Il faut dire qu’elle s’impose d’elle-même.
  • Mais ça devient confus; Tout le monde a son mot à dire. Je ne pourrai pas transcrire la conversation comme il faut, en identifiant les participants.
  • _Ca veut dire quoi, « bien racontées »? S’indigne quelque un. Il faut dire les choses comme elles sont, sans artifices!
  • C’est une affirmation péremptoire qui semble approuvée par la majorité des futurs rapatriés présents. Ses futurs narrateurs possibles. Alors, je me pointe, pour dire ce qui me paraît une évidence.
  • -Raconter bien, ça veut dire; de façon à être entendus. On n’y parviendra pas sans un peu d’artifice. Suffisamment d’artifice pour que çà devienne de l’art!
  • Mais cette évidence ne semble pas convaincante, à entendre le protestations elle suscite. Sans doute ai-je poussé trop loin le jeu de mots. Il n’y a guère que Darriet qui m’approuve d’un sourire. Il me connaît mieux que les autres.
  • J’essaie de préciser ma pensée.
  • _Ecoutez, les gars! La vérité que nous avons à dire si tant est que nous en ayons envie, nombreux sont ceux qui ne l’auront jamais! _ n’est pas aisément crédible… Elle est même inimaginable…
  • Une voix m’interrompt, pour renchérir.
  • _Ca, c’est juste! Dit un type qui boit d’un air sombre, résolument. Tellement peu crédible que moi-même je vais cesser d’y croire, dès que possible!
  • Il y a des rires nerveux, j’essaie de poursuivre.
  • _Comment raconter une vérité peu crédible, comment susciter l’imagination de l’inimaginable, si ce n’est en élaborant, en travaillant la réalité, en la mettant en perspective? Avec un peu d’artifice, donc.
  • Ils parlent tous à la fois. Mais une voix finit par se distinguer s’imposant dans le brouhaha. Il y a toujours des voix qui s’imposent dans les brouhahas semblables; je le dis par expérience;
  • _Vous parlez de comprendre… Mais de quel genre de compréhension s’agit-il?
  • Je regarde celui qui vient de prendre la parole. J’ignore son nom, mais je le connais de vue. Je l’ai déjà remarqué, certains après-midi de dimanche, se promenant devant le block des français, le 34, avec Julien Cain, directeur de la bibliothèque nationale, ou avec Jean Baillou, secrétaire de Normale Sup. Ça soit être un universitaire.
  • _J’imagine qu’il y aura quantité de témoignages… Ils vaudront ce que vaudra le regard du témoin, son acuité, sa perspicacité… Et puis il y aura des documents… Plus tard, les historiens recueilleront, rassembleront, analyseront les uns et les autres; ils en feront des ouvrages savants… Tout y sera dit, consigné… Tout y sera vrai… sauf qu’il manquera l’essentielle vérité, à laquelle aucune reconstruction historique ne pourra jamais atteindre pour parfaite et omni compréhensive qu’elle soit.
  • Les autres le regardent, hochant la tête, apparemment rassurés de voir que l’un d’entre nous arrive à formuler aussi clairement les problèmes.
  • _L’autre genre de compréhension, la vérité essentielle de l’expérience, n’est pas transmissible… Ou plutôt, elle ne l’est que par l’écriture littéraire…
  • Il se tourne vers moi, sourit.
  • _Par l’artifice de l’œuvre d’art, bien sûr!
  • Problématique :
  • En quoi l’écriture de soi est-elle la plus à même de soulever le problème du témoignage de l’horreur et de sa réception par le public?
  • Plan du commentaire :
  • Introduction
  • I - Un texte autobiographique
  • 1 - Les éléments autobiographiques
  • 2 - Narration et réflexion
  • Transition
  • II - Les camps de concentration
  • 1 - Reconstruction de la réalité
  • 2 - L'intervention du narrateur
  • Conclusion
  • Ouverture

Aucun commentaire:

Publier un commentaire